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La véritable violence est dans le Coran et non dans la Bible

Des études auraient montré que "la Bible" serait plus violente que le Coran car on y trouverait statistiquement plus de mots violents ou haineux. De même, certains citent la parabole des mines (Luc 19,11-27) où Jésus fait dire au "maître" de sa parabole "Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi." (Lc 19,27) pour transformer le christianisme en religion de haine et d'égorgement.

Or, la violence contenue dans un texte ne se mesure pas au nombre de meurtres ou de passages haineux. Ce n'est pas parce qu'y serait un commandement de tuer ou d'égorger que le texte deviendrait violent ou impératif. Ce qui compte est la vision du monde qu'il propose, et la force avec laquelle il souhaite l'imposer aux autres.

Les livres de George R. Martin (Game of Thrones), par exemple, sont hyper violents. Des centaines de meurtres, des passages sanglants, etc. Sans doute plus encore que ce que l'on trouve dans le Coran et la sîra (encore que...) Mais ce n'est pas pour autant que ses lecteurs les imitent. Car il n'y a pas de vision du monde proposée aux lecteurs, pas de sens absolu donné à la vie sur terre, de finalité politique ou spirituelle. Georges Martin n'écrit que des livres de divertissement.

Dans le Coran et la tradition, il y a des meurtres et des passages bien gore. Mais il y a bien plus et beaucoup plus violent : c'est cette idée que l'humanité serait divisée en deux camps politiques, et que le monde serait le lieu de leur affrontement physique. Le camp de la "meilleure des communautés" (S3,110), celle qui fait le bien, celle qui sauve le monde du mal, et le camp des mécréants, les "alliés du diable" (S4,76) opposés par nature au "camp du bien".

Voilà le vrai fondement, la vraie légitimation de toutes les violences : celle de croire qu'on appartiendrait au "camp du bien", et que l'on serait donc justifié de se prétendre différent des autres, différent des "mauvais", ceux du "camp du mal" que l'on peut tolérer un temps mais dont on sait qu'il faudra bien qu'on s'en débarrasse un jour ou l'autre. Comme l'islam stipule que ce sera fait à la fin des temps...

On ne trouve pas cette division du monde dans la lecture chrétienne de la Bible. Pour un chrétien, les hommes sont tous semblables, tous aussi aimés de Dieu, qui "fait lever son soleil sur les méchants, et sur les gens de bien, et il envoie sa pluie sur les justes et sur les injustes." (Mt 5,45)

Devenir chrétien par le baptême, ce n'est donc pas un brevet d'appartenance au "camp du bien" qui enjoint de faire la guerre au "camp du mal". C'est au plan spirituel que le chrétien est un "fils de la lumière" ou un "fils du Royaume". Son plus grand devoir est de faire briller cette lumière auprès de tous ceux qui ne la connaissent pas. Mais certainement pas de définir le "camp du mal" et de se battre contre lui pour le soumettre ou l'exterminer. Car cela, c'est le travail des anges de Dieu, qui se fera à l'accomplissement des siècles (cf. parabole de l'ivraie et du bon grain et son explication par Jésus, Mt 13,24-30 & 36-43). Ce n'est pas le travail des hommes, contrairement à ce que l'islam fait croire et fait faire aux musulmans (d'où la violence de l'islam). Car il ne revient pas aux hommes de faire le travail de Dieu.