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Non, les catholiques (et les orthodoxes) n'adorent pas les images et les statues

1ère réponse 

Pour avoir une réponse complète à cette question, vous pouvez regarder la très bonne réponse donnée par l'ancien évêque de Lourdes, Mgr Perrier : https://questions.aleteia.org/articles/143/est-il-legitime-de-prier-devant-des-statues-alors-que-la-bible-semble-linterdire/ qui vous indiquera que ce commandement n'était pas vécu de manière absolue en Israël avant la venue du Messie. Dans la vidéo, il est aussi expliqué comment le VIIème Concile oecuménique a tranché la querelle iconoclaste en établissant que "l'honneur rendu à l'image remonte au modèle original" (Saint Basile) Jésus a changé la loi par un dépassement : « Dieu a pris un visage » (saint Jean Damascène) Il n'a rien écrit mais il a instauré une Eglise pour le représenter Il est orgueilleux de vouloir avoir raison contre l'Eglise : c'est malheureusement l'attitude de tous les hérétiques L'Eglise est "le support et la colonne de la vérité" (1 tim 3,15) selon l'Ecriture elle-même. Bref, personne n'adore Marie mais on la prie comme la Mère du Messie, annoncée dans tout l'Ancien Testament : "Toutes les générations me diront bienheureuse" dit-elle dans l'Ecriture. C'est ce que font tous ceux qui sont fidèles à l'Ecriture et à l'Eglise. Est-ce que vous voulez en être ?

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CEC : IV. " Tu ne te feras aucune image sculptée... "

2129 L’injonction divine comportait l’interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l’homme. Le Deutéronome explique : " Puisque vous n’avez vu aucune forme, le jour où le Seigneur, à l’Horeb, vous a parlé du milieu du feu, n’allez pas vous pervertir et vous faire une image sculptée représentant quoi que ce soit ... " (Dt 4, 15-16). C’est le Dieu absolument Transcendant qui s’est révélé à Israël. " Il est toutes choses ", mais en même temps, " Il est au-dessus de toutes ses œuvres " (Si 43, 27-28). Il est " la source même de toute beauté créée " (Sg 13, 3).

2130 Cependant dès l’Ancien Testament, Dieu a ordonné ou permis l’institution d’images qui conduiraient symboliquement au salut par le Verbe incarné : ainsi le serpent d’airain (cf. Nb 21, 4-9 ; Sg 16, 5-14 ; Jn 3, 14-15), l’arche d’Alliance et les chérubins (cf. Ex 25, 10-22 ; 1 R 6, 23-28 ; 7, 23-26).

2131 C’est en se fondant sur le mystère du Verbe incarné que le septième Concile œcuménique, à Nicée (en 787), a justifié, contre les iconoclastes, le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints. En s’incarnant, le Fils de Dieu a inauguré une nouvelle " économie " des images.

2132 Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, " l’honneur rendu à une image remonte au modèle original " (S. Basile, Spir. 18, 45 : PG 32, 149C), et " quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte " (Cc. Nicée II : DS 601 ; cf. Cc. Trente : DS 1821-1825 ; Cc. Vatican II : SC 126 ; LG 67). L’honneur rendu aux saintes images est une " vénération respectueuse ", non une adoration qui ne convient qu’à Dieu seul :

Le culte de la religion ne s’adresse pas aux images en elles-mêmes comme des réalités, mais les regarde sous leur aspect propre d’images qui nous conduisent à Dieu incarné. Or le mouvement qui s’adresse à l’image en tant que telle ne s’arrête pas à elle, mais tend à la réalité dont elle est l’image (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 81, 3, ad 3).