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Un envoyé de Dieu peut-il partager le "butin" ?

Une sourate du Coran (n°8) porte le titre « le butin » (Al-Anfal) !

Elle contient des dispositions précises sur le partage du butin et Dieu ordonne que 20% revienne systématiquement à Mahomet :

Coran, sourate 8, verset 1 :  « Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin est à Allah et à son messager. » Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à son messager, si vous êtes croyants. »

Coran, sourate 8, verset 41 : « Sachez que, de tout butin que vous avez pris, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs, si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons révélé à notre serviteur, le jour où l’on discerna entre les hommes justes et les incrédules (…). »

Ces versets du Coran sont le reflet de certains événements décrits précisément par la Sîra, notamment le partage du butin de Khaybar et celui résultant de l’extermination des juifs Banû Quraydha :

Partage du butin de Khaybar : « La répartition du butin de Khaybar se fit de la façon suivante : le cinquième appartenait à Dieu ; il revenait au Prophète, à sa famille, à ses proches et servait à nourrir les orphelins, les pauvres et les épouses du Prophète. Les quatre autres cinquièmes étaient répartis entre les musulmans. Quant au butin de Fadak, il revint tout entier au Prophète, parce que Dieu avait semé la terreur dans le cœur de ses habitants, lorsqu’ils apprirent le sort réservé aux juifs de Khaybar. »

Partage du butin des Banû Quraydha : « Le Prophète fit ensuite le partage des femmes, des enfants et des biens des Banû Quraydha entre les musulmans. Avant tout partage, il prit pour lui le cinquième du butin, puis il établit les règles de la répartition : deux actions pour un cheval, une action pour son cavalier, une action pour le fantassin. Les cavaliers ayant pris part à l’extermination des Banû Quraydha étaient au nombre de trente-six. C’était le premier butin auquel s’appliquait cette règle du cinquième pour le Prophète et de la répartition par actions des quatre cinquièmes. Ce principe fut adopté par la suite pour le partage du butin après toutes les expéditions et les conquêtes. »

La notion même de "butin" qui convient à des pillards est par contre totalement extravagante pour un envoyé de Dieu : imagine-t-on Jésus partager le "butin" avec ses Apôtres ?

On est vraiment sur une autre planète ...